
La directrice des relations extérieures du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Dominique Isabelle Hyde, a lancé un appel pressant à la solidarité internationale à l’issue d’une visite au camp de Busuma, au Burundi, où vivent près de 54 000 réfugiés congolais ayant fui les violences dans l’est de la République démocratique du Congo.
Visiblement émue par l’ampleur de la crise humanitaire, la responsable du HCR a qualifié la situation d’« intenable ». Selon elle, seuls 40 % des réfugiés disposent actuellement d’un abri, tandis que les autres survivent dans des conditions extrêmement précaires, exposés aux intempéries et privés de services essentiels.
Le camp fait également face à une forte pression démographique. En moyenne, une quinzaine d’enfants y naissent chaque jour, alors que les structures de santé, l’accès à l’eau potable et les moyens d’assistance demeurent largement insuffisants pour répondre aux besoins des familles.
Face à cette urgence humanitaire, Dominique Isabelle Hyde a exhorté les bailleurs de fonds et la communauté internationale à agir sans délai.
« Aidons ces personnes. Nous avons besoin de votre soutien. Pas demain, mais tout de suite », a-t-elle plaidé.
Le HCR rappelle que le Burundi accueille des dizaines de milliers de Congolais ayant fui les conflits armés dans l’est de la RDC. L’agence onusienne estime qu’un renforcement immédiat de l’aide financière et humanitaire est indispensable afin de garantir aux réfugiés un accès digne à un abri, à l’alimentation, aux soins de santé et à l’eau potable.
Elie Tshimpanga
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