
Le président de la République du Burundi a exprimé une position ferme sur les conditions nécessaires à l’engagement d’un véritable processus de paix en République démocratique du Congo (RDC). Selon lui, toute initiative de paix reste impossible tant que certaines exigences sécuritaires fondamentales ne sont pas respectées sur le terrain.
« Il n’est pas possible que le Congo entame le processus de paix tant qu’il n’y a pas de cessez-le-feu, tant qu’il n’y a pas de séparation des forces, de désengagement, tant que les combattants ne sont pas cantonnés pour entamer le processus », a déclaré le chef de l’État burundais, soulignant l’importance d’un environnement sécuritaire stable avant toute négociation.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional marqué par la persistance des violences armées dans l’est de la RDC, malgré les multiples initiatives diplomatiques et les efforts de médiation régionaux et internationaux. Pour le Burundi, pays voisin directement concerné par l’instabilité dans la région des Grands Lacs, la paix durable passe avant tout par des mesures concrètes sur le terrain.
En insistant sur le cessez-le-feu, la séparation des forces et le cantonnement des combattants, le président burundais rejoint une position largement partagée par plusieurs acteurs régionaux, qui estiment que les discussions politiques ne peuvent produire des résultats durables sans un minimum de garanties sécuritaires.
Alors que les appels à la désescalade se multiplient, cette prise de position rappelle les défis majeurs qui restent à relever pour ouvrir la voie à un processus de paix crédible et inclusif en République démocratique du Congo.
Serge KABULU
![]()