
Le Gouverneur de la province de Lomami, Me Iron-Van Kalombo Musoko, a présidé, vendredi 25 septembre 2026 à Kabinda, les travaux du Comité provincial de Pilotage (COPIL) consacrés à la clôture des projets de la coopération bilatérale entre la République démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, exécuté par l’Agence belge de coopération internationale, Enabel.
Tenue dans la salle Procure du diocèse de Kabinda, cette réunion a constitué une étape importante du processus de clôture des projets bilatéraux dont la fin opérationnelle est fixée au 30 septembre 2026. Elle a réuni les autorités provinciales, les services techniques de l’État, les partenaires ainsi que les équipes d’Enabel autour d’un double objectif : faire le bilan des résultats obtenus et poser les bases de la pérennisation des acquis.

Cette clôture intervient dans le contexte de la réorientation stratégique de la coopération belge en République démocratique du Congo, qui entraîne une fin anticipée des projets de la coopération bilatérale exécuté dans les provinces du Kasaï-Oriental et de la Lomami.
Des résultats dans plusieurs domaines du développement provincial
Au cours des années de mise en œuvre, les projets accompagnés par Enabel dans la province de Lomami ont contribué à renforcer plusieurs dynamiques de développement, notamment dans les domaines de l’agriculture familiale, de l’entrepreneuriat agricole et rural ainsi que du renforcement institutionnel.

Dans le secteur agricole, l’accompagnement a notamment porté sur l’amélioration des pratiques des producteurs, le renforcement des organisations paysannes, l’accès aux intrants et aux marchés ainsi que la promotion de pratiques agricoles adaptées aux enjeux de résilience et de changement climatique.
Ces actions ont également contribué à renforcer les capacités des acteurs locaux et à structurer des dynamiques appelées à se poursuivre au-delà de la présence opérationnelle d’Enabel dans le cadre de la coopération bilatérale.
À travers l’appui institutionnel, Enabel a par ailleurs accompagné les institutions provinciales dans le renforcement de leurs capacités, des mécanismes de gouvernance et des outils de planification, avec l’objectif de contribuer à un meilleur pilotage du développement de la province.

Pour les autorités provinciales, ces acquis constituent désormais un capital à préserver et à valoriser.
La province appelée à consolider les acquis
Au-delà du bilan des activités réalisées, les travaux du COPIL ont mis l’accent sur une question essentielle : comment faire vivre les résultats obtenus après la clôture des projets ?
Pour le Gouvernement provincial, la fin des projets ne doit pas entraîner l’arrêt des dynamiques engagées. Elle appelle plutôt une plus grande appropriation des acquis par les institutions, les services techniques, les organisations et les communautés.

L’enjeu concerne notamment la préservation des infrastructures et équipements, la poursuite des dynamiques développées auprès des producteurs et des organisations locales, le maintien des mécanismes de concertation ainsi que l’utilisation durable des outils et compétences renforcés au cours de la mise en œuvre des projets.
Cette responsabilité repose désormais largement sur les acteurs provinciaux, appelés à intégrer les acquis pertinents dans leurs pratiques, leurs mécanismes de gouvernance et leurs actions de développement.
Enabel : une clôture qui marque un passage de relais
Prenant la parole au nom d’Enabel, le chef de Programme pour le Kasaï-Oriental et la Lomami, Léandre Lankoande, a salué l’engagement du Gouvernement provincial et de l’ensemble des acteurs ayant contribué à la mise en œuvre des projets.
Il a notamment reconnu la contribution des ministères provinciaux, des administrations et services techniques de l’État, des partenaires de mise en œuvre, des organisations de la société civile, du secteur privé, des organisations communautaires ainsi que des équipes d’Enabel.

Pour Enabel, les résultats du programme ne se limitent pas aux réalisations physiques ou aux activités mises en œuvre. Ils comprennent également les compétences développées, les partenariats construits, les outils mis en place, les mécanismes de gouvernance et les dynamiques locales.
La pérennité de ces acquis dépendra dès lors de leur appropriation par les acteurs locaux et de leur capacité à les maintenir et à les valoriser dans la durée.
« Nous pouvons donc regarder cette clôture non pas uniquement comme une fin, mais comme un passage de relais », a déclaré Léandre Lankoande.
Une coopération qui se termine, des acquis qui restent
La clôture opérationnelle des projets bilatéraux ne signifie pas la disparition des résultats construits au cours de leur mise en œuvre.
Les compétences renforcées auprès des acteurs provinciaux, les outils développés, les partenariats établis, les mécanismes de concertation et les dynamiques engagées constituent autant d’acquis dont la continuité dépendra désormais de l’appropriation locale.
Cette logique de pérennisation constitue précisément l’un des enjeux mis en avant lors des travaux du COPIL de clôture : préserver ce qui a été construit, capitaliser les expériences et permettre aux acteurs provinciaux de poursuivre les dynamiques engagées.
Le PIREDD KorLom poursuit sa mise en œuvre
Il convient toutefois de distinguer la clôture des projets de la coopération bilatérale de l’ensemble des activités soutenues ou mises en œuvre par Enabel dans la province.
Le Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des terres, PIREDD KorLom, financé par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) via le Fonds national REDD+ (FONAREDD) et exécuté par Enabel, poursuit en effet sa mise en œuvre dans le Kasaï-Oriental et la Lomami jusqu’en 2029.
Le PIREDD KorLom intervient notamment dans les domaines de la gouvernance territoriale, du développement local et de la gestion durable des paysages. Sa poursuite offre ainsi un cadre permettant de maintenir certaines dynamiques engagées dans les territoires concernés.
Un passage de relais pour inscrire les acquis dans la durée
Avec la clôture des projets bilatéraux, la Lomami entre ainsi dans une nouvelle phase : celle de la capitalisation, de l’appropriation et de la pérennisation des acquis.
La réunion du COPIL de Kabinda aura permis de poser les bases de cette transition entre la période d’exécution des projets et celle où les acteurs provinciaux seront appelés à maintenir et à valoriser les résultats obtenus.
Pour Enabel comme pour les autorités provinciales, la réussite de cette nouvelle étape dépendra de la capacité des institutions, des services techniques, des organisations et des communautés à s’approprier les acquis et à les inscrire dans la durée.
La clôture du 30 septembre 2026 marque ainsi la fin d’un cycle opérationnel, mais pas la fin des acquis construits avec les acteurs de la Lomami.
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