
La chanteuse congolaise Déborah Tshimpaka Mulanga, connue sous le nom de Rebo Tchulo, a été condamnée par le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema à 12 mois de servitude pénale avec sursis, sans amende.
Cette décision lui permet de recouvrer sa liberté et de poursuivre ses activités artistiques, sous réserve du respect des conditions liées au sursis.
L’affaire remonte à un incident survenu dans la nuit du 17 au 18 avril 2026 au domicile de l’artiste. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montrait notamment un homme présenté dans le dossier comme Platini Sadisa Kasaï, violemment fouetté par des militaires, alors que Rebo Tchulo se trouvait sur les lieux.
Selon l’accusation, l’artiste était poursuivie pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à leur devoir et à la discipline. Le dossier faisait également état de l’interpellation d’un homme soupçonné de vol. Plusieurs militaires impliqués dans l’opération étaient, eux aussi, poursuivis pour des faits présumés de torture et de violation des consignes militaires.
Tout au long du procès, Rebo Tchulo a contesté les faits qui lui étaient reprochés et a nié toute implication directe dans les violences commises sur la victime présumée. Sa défense a notamment contesté l’existence d’une participation criminelle de l’artiste ainsi que la valeur des éléments retenus à son encontre.
Le ministère public avait requis 14 mois de servitude pénale contre la chanteuse, tandis que la partie civile avait sollicité des dommages et intérêts.
Au terme des débats, le tribunal a finalement retenu une peine de 12 mois de servitude pénale avec sursis, sans amende. Ce verdict met ainsi un terme, à ce stade, à une procédure judiciaire qui aura suscité une forte attention de l’opinion publique congolaise.
Rebo Tchulo peut désormais poursuivre sa carrière artistique, sous réserve du respect des obligations attachées au sursis.
Sylvain Fizé Mukadi
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