
L’avocat catholique Maître Senghor Nsenga Nsenga a saisi officiellement le Nonce apostolique en République Démocratique démocratique du Congo pour dénoncer ce qu’il qualifie de campagne de stigmatisation, de diabolisation et de menaces visant l’Archevêque métropolitain de Kananga et administrateur apostolique du diocèse de Kabinda.
Dans une correspondance datée du 3 juillet 2026, dont copie a notamment été transmise au Saint-Siège, à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) ainsi qu’aux évêques membres de l’Assemblée épiscopale de Kananga, l’auteur affirme agir en sa qualité de fidèle catholique, animé par le souci de préserver la communion ecclésiale et la sécurité du prélat.
Selon Maître Senghor Nsenga Nsenga, les attaques contre Mgr Félicien Ntambue se seraient intensifiées à la suite de la publication, le 19 juin 2026, de la déclaration de la sur le débat relatif au projet de changement de la Constitution. Il soutient que cette campagne se manifeste par des propos injurieux, des accusations qu’il juge infondées, des contestations de l’autorité pastorale de l’archevêque ainsi que des menaces relayées sur les réseaux sociaux.
L’avocat estime également que certaines prises de position seraient motivées par des considérations linguistiques, tribales ou ethniques, qu’il considère incompatibles avec les principes de l’Église catholique, laquelle fonde la mission des évêques sur leur nomination par le Saint-Siège et non sur leur origine.
Dans son analyse, il rappelle que la déclaration du 19 juin est une position collégiale de la CENCO et non une initiative personnelle de Mgr Félicien Ntambue. Il s’interroge ainsi sur le fait que les critiques se concentrent principalement sur l’archevêque de Kananga, y voyant une possible instrumentalisation du débat public.
Sur le plan juridique et canonique, l’auteur de la lettre évoque les garanties prévues par la Constitution de la République démocratique du Congo en matière de sécurité, de dignité humaine et de liberté de religion, ainsi que les dispositions du Code de droit canonique relatives à la mission et à l’autorité des évêques. Il estime que toute campagne visant à discréditer un évêque ou à entraver l’exercice de son ministère est susceptible de porter atteinte à la communion ecclésiale.
Face à cette situation, Maître Senghor Nsenga Nsenga sollicite l’intervention de la Nonciature apostolique afin qu’elle évalue la gravité des faits dénoncés et envisage, dans le cadre de ses compétences, des initiatives pastorales, canoniques ou institutionnelles destinées à préserver la paix ecclésiale, la sécurité de l’archevêque et le libre exercice de son ministère.
À travers cette démarche, l’avocat affirme ne pas vouloir restreindre la liberté d’expression, mais attirer l’attention des autorités ecclésiastiques sur une situation qui, selon lui, pourrait affecter durablement la sérénité de la mission pastorale au sein de l’archidiocèse de Kananga.
Sylvain Fizé Mukadi
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