Lomami : Kabinda, chef-lieu sans morgue ni corbillard, la société civile tire la sonnette d’alarme

À Kabinda, l’absence d’infrastructures mortuaires et d’ambulance pour les services d’urgence suscite une vive inquiétude au sein de la société civile. Dans une déclaration à la presse, Sylvain Mpungue dénonce une situation « déplorable » pour un chef-lieu de province au XXIe siècle.

Selon lui, la ville ne dispose plus de morgue fonctionnelle depuis plusieurs années. Celle de l’Hôpital général de référence, installée en 2011, a cessé de fonctionner malgré plusieurs tentatives de réparation. « Il est impensable qu’une ville comme Kabinda soit dépourvue d’une morgue opérationnelle », a-t-il regretté.

L’acteur de la société civile souligne que cette situation porte atteinte à la dignité humaine, évoquant notamment le transport des dépouilles sur des motos, faute de corbillards. Des images circulant sur les réseaux sociaux illustreraient également des cas où des corps sont exposés à des conditions indignes.

Au-delà du constat, Sylvain Mpungue appelle à une mobilisation collective. Il interpelle les autorités publiques, les responsables sanitaires, les notables ainsi que les opérateurs privés à s’impliquer pour doter la ville d’infrastructures adaptées. Il insiste notamment sur la possibilité d’initiatives privées pour pallier ce manque.

Pour la société civile, cette problématique concerne l’ensemble de la communauté, y compris les ressortissants de Kabinda vivant ailleurs, dans la mesure où leurs familles restent exposées à ces difficultés.Face à cette alerte, la mise en place d’une morgue fonctionnelle et de services d’évacuation dignes apparaît désormais comme une urgence pour restaurer le respect dû aux défunts et améliorer les conditions sanitaires dans la ville.

Onesime Tshiunza

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