
L’Université de Kabinda (UNIKAB) rejette en bloc les accusations portées par le Collectif national du personnel scientifique (CONAPES), qui a appelé à la démission du Comité de gestion en évoquant une crise interne. Dans une mise au point publiée samedi, la cellule de communication de l’établissement dénonce des allégations « infondées » et réaffirme le fonctionnement normal de l’institution.
Selon l’UNIKAB, contrairement aux affirmations du CONAPES, l’année académique se déroule conformément aux textes légaux régissant l’enseignement supérieur en République démocratique du Congo. L’université assure qu’aucune décision n’est prise en dehors des cadres institutionnels.
S’agissant de la suspension d’une faculté, l’administration précise qu’elle résulte d’un manque d’étudiants régulièrement inscrits, rendant impossible la poursuite des activités. Une décision qualifiée de « normale » pour garantir la qualité de l’enseignement.
L’établissement réfute également les accusations de gestion à distance. Il indique que toute absence du recteur est encadrée par la désignation d’un intérimaire, tandis que les autres membres du Comité de gestion assurent la continuité des activités sur le site.
Concernant les sanctions contre certains enseignants, l’université insiste sur le respect strict des procédures disciplinaires prévues par la réglementation en vigueur. Elle déplore par ailleurs une « instrumentalisation » de situations administratives individuelles à des fins de contestation publique.
L’UNIKAB minimise également la représentativité du groupe à l’origine des accusations, affirmant qu’il ne regroupe qu’une minorité du personnel. Elle met en doute la légitimité du CONAPES dans ce dossier, allant jusqu’à déclarer ne pas reconnaître cette structure ni son rôle d’audit.
Sur la question d’un présumé détournement de mobiliers, l’université rejette toute accusation et met au défi ses détracteurs d’apporter des preuves.
En réponse aux critiques, le Comité de gestion met en avant plusieurs réalisations récentes, notamment l’équipement d’un laboratoire informatique, la relance des cliniques universitaires, l’amélioration des salaires des enseignants, l’acquisition d’un véhicule de service et la construction d’un bâtiment administratif.
Tout en se disant attachée au dialogue social, l’Université de Kabinda appelle à privilégier les voies institutionnelles pour toute revendication et invite la communauté universitaire à se référer aux canaux officiels pour s’informer.
Serge KABULU
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