Est de la RDC : Washington juge insuffisant le retrait du M23 d’Uvira et hausse le ton

Les États-Unis ont estimé que le retrait partiel des combattants de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ne répond pas aux exigences d’un retour durable à la paix.

Cette position a été exprimée le 22 janvier 2026, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants américaine, par Sarah Troutman, sous-secrétaire adjointe aux Affaires africaines.

Selon la responsable américaine, le mouvement observé à Uvira constitue un premier pas, mais reste largement insuffisant. Washington exige un retrait plus net et plus large, incluant : le repli des forces rwandaises vers les frontières du Rwanda, le retrait du M23 au-delà de ses lignes antérieures, ainsi qu’un retour effectif du groupe armé dans le processus de paix de Doha.

« Nous devons réellement voir ces étapes. Toutes les mesures que nous prendrons seront calibrées pour changer le comportement observé. Toutes les options sont sur la table », a déclaré Sarah Troutman devant les élus américains.

Cette audition s’inscrivait dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des Accords de Washington, signés sous médiation américaine entre la RDC et le Rwanda, et visait à évaluer la situation sécuritaire persistante dans l’est du Congo, marquée par la poursuite des tensions et des accusations d’implication étrangère aux côtés du M23.

Si Washington n’a annoncé aucune mesure immédiate, le message adressé aux parties concernées se veut ferme : un retrait partiel ne suffira pas, et des actions supplémentaires pourraient être envisagées en cas de non-respect des engagements pris.

Élie Tshimpanga

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