
Alors que les rebelles de l’ADF continuent de semer la terreur dans plusieurs villages des territoires de Beni et de Lubero, certains citoyens proposent de nouvelles stratégies de riposte.
Pour Maître SEKERA KIVASUVWAMO, il serait judicieux de mettre en place une « défense locale » afin de renforcer la sécurité dans les villages exposés aux attaques des ADF.
Selon lui, cette stratégie consisterait à identifier, dans chaque village, les habitants les plus responsables, à les former à des tactiques militaires et à les doter d’armes strictement contrôlées.
« Il s’agirait de former et d’armer d’abord les médecins, infirmiers, prêtres, pasteurs, magistrats, avocats, défenseurs judiciaires (s’il y en a), chefs de villages, autorités politico-administratives locales, certains notables bien identifiés ainsi que des pères de famille responsables. Ces personnes doivent être sélectionnées avec minutie, recevoir des armes contrôlées et acquérir des notions tactiques rudimentaires pour faire face à l’ennemi, en tenant compte de son mode opératoire actuel », a-t-il expliqué.
Maître SEKERA rappelle que « depuis 11 ans, des civils sont tués de la même manière et que l’armée arrive toujours en retard ou pas du tout ».
Il propose également d’exploiter l’expérience et l’expertise des militaires ougandais de l’UPDF présents dans la zone. Cette formation pourrait, selon lui, être intégrée aux opérations SHUJAA actuellement en cours.
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure préoccupante. Ce mercredi 19 novembre 2025, la psychose a de nouveau gagné l’axe Butembo–Vuyinga, en territoire de Lubero, après que l’ADF a tué d’autres civils à quelques kilomètres de la bourgade de Mabambi. Depuis, on observe un déplacement massif des populations dans la zone.
Julien Vweya
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