
Un conflit foncier a éclaté le mardi 26 août entre les villages de Mpoyi et de Kajikayi, dans le secteur de Ngandanjika (province de Lomami). Les affrontements ont déjà fait un blessé, atteint à la machette.
Pour contenir la tension et prévenir de nouveaux heurts, les autorités locales ont dépêché un contingent de policiers sur l’une des principales routes commerciales reliant les deux villages. Mais à peine installés, ces éléments de l’ordre se retrouvent au cœur de vives accusations : les usagers leur reprochent d’imposer des frais illégaux.
Selon plusieurs conducteurs de taxi-moto, il faut désormais débourser jusqu’à 2 500 francs congolais pour franchir la barrière policière.
« Nous ne sommes pas concernés par ce conflit. Les policiers sont censés protéger la population, pas l’extorquer », s’indigne un motard, interrogé par Radio Ditunga à Ngandanjika.
Face à ces accusations, l’administrateur du territoire de Ngandanjika, Patrick Nsubula Kazadi, rejette en bloc toute idée de tracasseries policières. Il assure que le déploiement des forces de l’ordre vise uniquement à « rétablir la paix et sécuriser la zone ».
Malgré cette mise au point, la méfiance persiste. La population redoute que de nouveaux affrontements éclatent si une solution durable n’est pas trouvée au différend foncier qui oppose Mpoyi et Kajikayi. Plusieurs voix appellent les autorités provinciales à accélérer la médiation avant que la situation ne dégénère davantage.
Cyala Bengakuna| Correspondant
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