
À l’issue d’un conclave stratégique tenu à Kinshasa, le parti Ensemble pour la République, dirigé par Moïse Katumbi, a lancé un appel solennel à toutes les forces démocratiques, mouvements citoyens et membres de la société civile pour une mobilisation collective. L’objectif affiché : « mettre fin à la dictature » et restaurer « un pouvoir légitime issu d’élections crédibles ».
Dans la résolution finale de ce conclave, le parti dénonce un climat politique délétère, caractérisé selon lui par des atteintes aux libertés fondamentales, une instrumentalisation des institutions, et un processus électoral biaisé. « Le régime en place a confisqué la volonté du peuple. Il est temps d’unir nos forces pour défendre la démocratie », peut-on lire dans le document publié ce jour.
Ce message intervient dans un contexte de tensions croissantes entre l’opposition et le pouvoir du président Félix Tshisekedi, accusé par certains de ses adversaires de dérives autoritaires depuis les élections contestées de décembre 2023. Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et candidat malheureux à la présidentielle, continue de contester la légitimité du pouvoir actuel.
« Ce n’est pas une simple opposition politique. C’est un combat pour l’avenir démocratique de notre pays », a déclaré un cadre du parti lors de la clôture du conclave, appelant à des actions concertées à travers tout le territoire national.
Si l’appel d’Ensemble pour la République marque une volonté de rassembler au-delà des clivages partisans, la réponse des autres acteurs reste pour l’instant prudente. Plusieurs mouvements citoyens, comme Lucha ou Filimbi, n’ont pas encore officiellement réagi, bien qu’ils partagent certaines critiques vis-à-vis de la gouvernance actuelle.
Il reste à voir si cette dynamique pourra déboucher sur une coalition solide, capable de peser sur la scène politique nationale et d’influencer les prochaines échéances électorales.
Serge KABULU
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