
Le parquet près le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe a rejeté, ce vendredi 30 octobre 2026, la demande de mise en liberté provisoire introduite par les avocats de l’opposant politique Prince Epenge.
Cette décision maintient en détention le président du parti Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD Congo), également porte-parole de la plateforme politique Lamuka.
Cette requête avait été introduite après le placement de l’opposant sous mandat d’arrêt provisoire, intervenu le mardi 27 octobre, à l’issue de sa présentation devant le parquet. Ses conseils espéraient obtenir sa remise en liberté pendant la poursuite de l’instruction du dossier.
L’affaire remonte au dimanche 25 octobre 2026. Ce jour-là, Prince Epenge a été empêché de quitter Kinshasa à l’aéroport international de N’Djili, alors qu’il s’apprêtait à prendre un vol pour Rome, en Italie, où il devait participer à une rencontre de la Coalition Article 64 (C64).
Par ailleurs, son passeport avait été retenu par les services de la Direction générale de migration (DGM), qui lui auraient signifié l’existence d’une convocation judiciaire qu’il affirme n’avoir jamais reçue.
Après son interpellation, l’opposant a été conduit au Conseil national de cyberdéfense (CNC), où il a passé environ deux jours avant son transfert au parquet de Kinshasa/Gombe. Il a ensuite été entendu par un magistrat, avant son placement sous mandat d’arrêt provisoire.
Au cœur de cette procédure figure le dossier relatif au décès de Manassé Lomboto, militant et responsable de la sécurité de l’ADD Congo, mort à la suite des violences survenues en marge de la marche de la C64 organisée le 15 septembre dernier à Kinshasa. Selon plusieurs informations de presse, Prince Epenge est poursuivi pour « propagation de faux bruits », en lien avec ses déclarations sur les circonstances de ce décès.
Sylvain Fizé Mukadi
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