
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a rejeté tout lien entre les perquisitions judiciaires menées en Belgique et la position de Bruxelles sur la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
À l’origine de cette controverse, des perquisitions effectuées le 14 octobre 2026 à Bruxelles et dans plusieurs communes du Brabant flamand et du Brabant wallon, dans le cadre d’une enquête judiciaire portant notamment sur des soupçons de corruption, de détournement de fonds et de blanchiment d’argent liés aux ressources minières congolaises.
L’enquête fait suite à une plainte déposée en juillet 2025 par des organisations de la société civile et d’anciens responsables de la Gécamines. Plusieurs proches du président Félix Tshisekedi seraient concernés. À ce stade, les accusations restent à établir et la présomption d’innocence demeure applicable.

Ces opérations ont ravivé les tensions entre Kinshasa et Bruxelles. Le 15 octobre, la présidence congolaise a demandé aux membres du gouvernement de suspendre leurs contacts directs et indirects avec l’ambassade de Belgique, une mesure déplorée par Maxime Prévot.
« Rien n’est orchestré, rien n’est prémédité par la diplomatie belge », a déclaré le ministre, rappelant l’indépendance de la justice belge vis-à-vis du pouvoir exécutif et refusant de commenter une procédure en cours.
Bruxelles entend ainsi dissocier l’action judiciaire de ses relations diplomatiques avec Kinshasa, dans un contexte déjà marqué par des divergences sur la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Élie Tshimpanga
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