
Les déclarations attribuées à Fils Mukoko, militant de l’UDPS/Tshisekedi, provoquent une vague de réactions en RDC. Une enquête judiciaire a été ordonnée, tandis que le CSAC lui a imposé un embargo médiatique de 88 jours à titre conservatoire. Son parti s’est également désolidarisé de ses propos.
L’affaire Fils Mukoko prend une tournure judiciaire et administrative. Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux lui attribue des propos appelant notamment à la distribution d’armes et à des actions contre des ressortissants occidentaux en République démocratique du Congo.
Face à la polémique, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a enjoint au procureur général près la Cour de cassation d’ouvrir une enquête afin d’établir les faits et d’en tirer les conséquences conformément à la loi.
De son côté, le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a décidé, mercredi 21 octobre, d’imposer à Fils Benoît Mukoko-Mudipanu un embargo médiatique de 88 jours, à titre conservatoire. Il est également convoqué pour une audition.
Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a condamné fermement les déclarations incriminées, les qualifiant d’« horreur absolue ». Il a précisé qu’elles n’engagent ni le Gouvernement ni aucune autre institution de la République.
L’UDPS prend ses distances
Dans un communiqué publié le 21 octobre 2026, l’UDPS/Tshisekedi a condamné les déclarations attribuées à son militant et affirmé n’avoir autorisé ni la distribution d’armes ni l’organisation d’un sit-in devant l’ambassade de Belgique à Kinshasa.
Le parti présidentiel, par la voix de son président intérimaire, Augustin Kabuya, a réaffirmé son attachement à la non-violence, à la paix et au règlement pacifique des différends.
Alors que les autorités judiciaires doivent établir les faits, cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des acteurs politiques face aux appels présumés à la violence. Les éventuelles responsabilités pénales devront être déterminées dans le respect des procédures légales.
Élie Tshimpanga
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