
L’ancien président Joseph Kabila a vivement critiqué la gouvernance de son successeur, Félix Tshisekedi, qu’il accuse de dérive dictatoriale. Des déclarations auxquelles le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a répondu par de sévères attaques.
Dans un discours diffusé sur les réseaux sociaux, Joseph Kabila estime que « la dictature est de retour dans sa forme la plus détestable », établissant un parallèle avec la période précédant le 17 mai 1997. Il reproche également aux institutions et à leurs responsables de privilégier le culte de la personnalité au détriment de leur rôle constitutionnel.
En réaction, Patrick Muyaya a qualifié l’ancien chef de l’État d’« homme du passé », l’accusant d’être nostalgique des méthodes antidémocratiques et de n’avoir « rien d’autre à offrir que le chaos ».
Le porte-parole du gouvernement a toutefois réaffirmé l’engagement des autorités en faveur du dialogue initié par Félix Tshisekedi, présenté comme une voie pour restaurer la paix et préserver l’intégrité territoriale du pays.
Cette confrontation verbale intervient dans un contexte de crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC, où les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement le M23, une accusation rejetée par Kigali.
Joseph Kabila a été condamné à mort par la justice militaire congolaise pour son soutien présumé au mouvement rebelle. Cette condamnation s’inscrit dans un contentieux politique et judiciaire majeur entre l’ancien président et le pouvoir en place.
Élie Tshimpanga
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