RDC : Modeste Bahati Lukwebo s’explique et réaffirme sa loyauté, la pétition pour sa destitution maintenue

Le président du Sénat de la République Démocratique du Congo, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, est au cœur d’une controverse suite à une conférence de presse tenue le 4 mars dernier. Dans une communication adressée à ses pairs sénateurs, M. Lukwebo a tenu à clarifier ses propos, dénonçant une « cabale » et réaffirmant sans équivoque sa loyauté envers le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, et son engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation.

Au centre des interprétations, des déclarations sur une possible révision constitutionnelle. Le président du Sénat a précisé que sa phrase – « changer de mentalités avant de changer les textes » – a été sortie de son contexte. Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais manifesté d’opposition à une révision, mais a plutôt plaidé pour un débat préalable au sein de l’Union Sacrée de la Nation. Il a également abordé d’autres sujets, dont la question de l’acquisition de la succursale Bralima Bukavu par Heineken, qu’il estime faire l’objet d’une cabale, et a réaffirmé son soutien aux initiatives de paix, notamment l’accord de Washington. Il a aussi appelé au respect de la résolution 2773 de l’ONU pour un cessez-le-feu et contre tout risque de balkanisation.

Pour dissiper toute ambiguïté et apaiser les tensions, Modeste Bahati Lukwebo a présenté ses excuses pour toute incompréhension, réitérant son allégeance au président Tshisekedi et à la majorité présidentielle.

Cependant, ces clarifications n’ont pas suffi à calmer tous les esprits. Danny Kabongo, initiateur d’une pétition visant à destituer le président du Sénat, a fait savoir que le mouvement ne s’arrêterait pas. Selon lui, la pétition a déjà recueilli plus de 47 signatures, et il n’est « plus question de faire marche arrière ». La situation promet donc de rester tendue au sein de la chambre haute du Parlement congolais.

Élie Tshimpanga

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