Mwene-Ditu : L’ACGT brise le silence face aux rumeurs sur la lenteur des travaux routiers

Face à une vague de critiques et de spéculations relayées sur les réseaux sociaux autour de la prétendue « visite Mwene-Ditu » et de l’absence visible asphaltage, l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT) est sortie de son silence. Un point de presse a été animé par le chargé de mission de surveillance des travaux de l’ACGT, l’ingénieur Marc Ilunga, entouré de son équipe technique, afin d’éclairer l’opinion publique.

Depuis le lancement des travaux routiers dans la ville, de nombreux habitants s’interrogent. Malgré l’avancée du chantier, l’asphaltage tant attendu tarde à apparaître, nourrissant incompréhensions et rumeurs. Une situation que l’ACGT qualifie de normale au regard des exigences techniques du projet.

Selon les explications fournies par l’ingénieur Marc Ilunga, l’entreprise CREC-6 a d’abord exécuté la première phase des travaux, portant sur 4,3 kilomètres, correspondant à la traversée principale de la ville. Par la suite, elle a obtenu le marché de la seconde phase, longue de 10 kilomètres, actuellement en cours d’exécution et au cours cette même année 2026, sera complété le 130Km prévus pour ce projet qui va jusque dans la province de Haut-Lomami.

« Il a été jugé techniquement plus pertinent d’asphalter l’ensemble des deux sections en une seule fois, soit près de 15 kilomètres », a précisé le chargé de mission de l’ACGT. À cet effet, rassure-t-il, le stock de bitume est déjà disponible à Mwene-Ditu. Des tests de bitumage, appelés planches d’essais, ont même été réalisés au mois de novembre dernier par les équipes du projet.

Pourquoi l’asphaltage n’a pas encore commencé ?

La principale raison du retard apparent réside dans des contraintes techniques majeures. Deux nouveaux ponts ont été construits sur le tracé, et les remblais en terre situés à leurs abords doivent impérativement passer par une phase de consolidation naturelle, appelée autocompactage.

« La pose de la couche de roulement ne peut intervenir qu’à partir de la fin du mois de février, le temps que le sol atteigne la stabilité requise », a expliqué l’ingénieur Ilunga, soulignant qu’un asphaltage prématuré compromettrait la solidité et la durabilité de l’ouvrage.

Un appel à la patience et à la compréhension

Face aux critiques formulées sur les réseaux sociaux, l’ACGT se montre compréhensive. « Nous comprenons l’impatience de la population. Beaucoup réclament l’asphaltage sans connaître toutes les considérations techniques qui encadrent ce type de travaux », a reconnu le chargé de mission.

Par ce point de presse, l’ACGT entend donc rétablir les faits, dissiper les rumeurs et rassurer les habitants de Mwene-Ditu sur la poursuite normale des travaux, dans le respect des normes techniques et de la qualité attendue.

Clovis KASEBA CIMBELA

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