
Le Groupe Politique Alliance des Forces Démocratiques du Congo et Alliés (AFDC-A) au Sénat a publiquement pris ses distances avec les déclarations de son membre, le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président de la chambre haute du parlement congolais. Cette désolidarisation intervient après des propos tenus par M. Bahati Lukwebo concernant une éventuelle révision constitutionnelle.
Dans un communiqué, le groupe AFDC-A a précisé que les affirmations de Modeste Bahati Lukwebo sur la réforme constitutionnelle avaient été faites « à titre personnel » et ne reflétaient pas la position collective du regroupement politique. Le groupe lui a également « demandé de tirer les conséquences politiques qui s’imposent », une formule souvent interprétée comme un appel à la démission de ses fonctions au bureau du Sénat.
Contexte des déclarations et réaction
Lors d’un point de presse antérieur, le Sénateur Bahati Lukwebo avait, selon les sources, déclaré que « le pays n’avait pas un problème de textes, mais plutôt d’hommes qui doivent les appliquer et s’y conformer », une prise de position interprétée par certains comme une opposition à la révision de la Constitution. Ces propos ont manifestement provoqué des remous au sein de son propre groupe politique.
Pétition pour sa déchéance
Parallèlement à la désolidarisation de l’AFDC-A, une pétition visant la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo de son poste de membre du bureau du Sénat a été lancée. Selon les informations disponibles, cette pétition aurait déjà recueilli plus de 22 signatures, le seuil requis pour son examen. Les sénateurs à l’origine de cette initiative, dont le Sénateur Ngoyi Kasanji, continuent de recueillir des signatures pour maximiser leur soutien.
La situation met en lumière les tensions internes au sein de l’Union sacrée de la Nation et pourrait avoir des répercussions significatives sur la configuration du bureau du Sénat.
Élie Tshimpanga
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