
Le lieutenant-colonel Willy Ngoma, figure emblématique et porte-parole militaire de l’AFC/M23, a été tué dans la nuit du 23 au 24 février 2026 lors d’une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
L’information a été confirmée par plusieurs hauts cadres de la direction du mouvement rebelle.
Une frappe nocturne près de Rubaya.
Selon cette source, l’attaque est survenue vers 2 heures du matin, à proximité de la cité minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. La frappe aurait ciblé un convoi dans lequel se trouvait le responsable militaire rebelle. L’opération aurait entraîné la mort de Willy Ngoma ainsi que celle de plusieurs combattants accompagnant le convoi.
Un revers majeur pour l’AFC/M23
La disparition du lieutenant-colonel Willy Ngoma constitue un coup significatif pour l’AFC/M23, qui perd l’une de ses figures les plus visibles. Porte-parole militaire du mouvement, il intervenait régulièrement dans la communication officielle du groupe, notamment pour relayer ses positions militaires et politiques.
Cet événement intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, marqué par des accusations réciproques de violations du cessez-le-feu autour de Rubaya et dans plusieurs zones stratégiques du Nord-Kivu.
À ce stade, aucune communication officielle des FARDC n’a encore été rendue publique concernant cette opération.
Élie Tshimpanga
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