Kasaï Central : Kananga paralysée par une grève des motos-taxis contre les tracasseries policières

La ville de Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central, s’est réveillée ce mardi 20 janvier 2026 dans une atmosphère de forte tension, à la suite d’une grève annoncée des conducteurs de motos-taxis. À l’origine de ce mouvement : la dénonciation de tracasseries policières répétées, selon les manifestants.

Dès les premières heures de la matinée, plusieurs artères stratégiques de la ville ont été paralysées. Au niveau de l’arrêt Bus Bikuku, communément appelé « Mort et Vie », la circulation a été totalement bloquée. Aucun passage ni arrêt de motos n’a été observé, perturbant gravement les déplacements des habitants.

La situation s’est rapidement tendue avec l’intervention des forces de l’ordre, faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. Des tirs à balles réelles ont également été signalés, plongeant la population dans la peur et la confusion.

Les relations entre les taximen-motards et la population se sont davantage détériorées au fil de la journée, chacun subissant les conséquences de cette paralysie. Activités économiques ralenties, écoles et services publics affectés : Kananga tourne au ralenti.

Très visées par les manifestants, les forces de sécurité se retrouvent au cœur des critiques, accusées d’abus et d’exactions dans l’exercice de leur mission. Jusqu’en milieu de la journée, aucune communication des autorités provinciales n’avait encore été rendue publique.

En attendant une éventuelle médiation ou une prise de parole des autorités compétentes, la situation reste tendue et imprévisible, laissant craindre une aggravation du climat social si aucune solution rapide n’est trouvée.

Serge KABULU

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