
Parler de viande de chien, c’est souvent s’aventurer sur un terrain miné. En Occident, le simple mot choque. Ailleurs, il fait partie d’un quotidien ancien, ancré dans des traditions bien vivantes. Mais qu’on l’approuve ou non, la pratique existe. Alors au lieu de juger, on a choisi de s’informer : est-ce dangereux pour la santé ? Et si on en consomme, comment le faire en toute sécurité ?
Un risque, mais pas une fatalité
Comme pour n’importe quelle viande, tout dépend de la manière dont elle est obtenue, conservée, préparée. Mais oui, la consommation de viande de chien peut présenter des risques sanitaires concrets.
Le plus préoccupant, c’est l’état de santé de l’animal avant l’abattage. Un chien malade peut être porteur de parasites (comme le ténia), de bactéries (salmonelles, E. coli) ou de virus (rage, par exemple). S’ajoute à cela le risque de contamination chimique, surtout si l’animal a évolué dans un environnement pollué : métaux lourds, pesticides, résidus médicamenteux.
La préparation compte aussi : viande mal cuite, chaîne du froid rompue, matériel contaminé… tous ces facteurs peuvent transformer un plat en véritable menace pour la santé.
En résumé : ce n’est pas la viande de chien en soi qui est dangereuse. C’est ce qu’on en fait.
Les bons gestes à adopter
Si vous vivez dans une région où la consommation de chien reste pratiquée, ou si vous êtes simplement curieux, voici les précautions essentielles à prendre pour limiter les risques :
- Connaitre la provenance.
La traçabilité est capitale. On évite absolument les animaux errants, capturés sans contrôle vétérinaire. - Vérifier la santé de l’animal.
L’idéal : un abattage dans un cadre sanitaire contrôlé. Sinon, le risque de transmission de maladie est réel. - Cuisson complète obligatoire.
La chaleur détruit la majorité des agents pathogènes. On vise une cuisson à cœur, sans compromis. - Hygiène de rigueur.
Tout ce qui touche la viande crue doit être soigneusement lavé : ustensiles, planche à découper, mains, etc. - Consommation modérée.
Comme toute viande riche en graisses saturées, la viande de chien doit rester occasionnelle.
En clair, manger du chien, ce n’est ni anodin, ni automatiquement dangereux. Ce qui fait la différence, ce sont les conditions d’élevage, d’abattage, de préparation. Et là-dessus, les mêmes règles s’appliquent que pour le porc, le bœuf, ou même le gibier.
Loin des jugements moraux, il s’agit avant tout de savoir ce que l’on met dans son assiette. Parce que s’informer, c’est déjà se protéger.
Desk Santé
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