
Une tension silencieuse s’est fait sentir ce mardi 2 septembre 2025 à la rivière Tshimbinda. Alors que le gouverneur Crispin Mukendi avait ordonné, depuis plusieurs semaines, la suppression définitive des barrières illégales, des éléments de la police ont tenté de braver cette décision en réinstallant clandestinement celle de Tshimbinda.
Alerté, le ministre provincial de l’Intérieur, Peter Tshisuaka, assurant l’intérim du gouverneur, s’est rendu sur les lieux, en compagnie de son collègue des Transports, Ben Dubois Kanyinda. Leur constat était sans appel : la barrière avait été remise en place, mais les policiers impliqués ont pris la fuite à l’annonce de l’arrivée des autorités.
Faisant preuve de fermeté, les deux membres du gouvernement provincial ont ordonné la destruction immédiate des installations. Ils ont réitéré la position intransigeante de l’exécutif, rappelant que cette barrière – comme toutes les autres du territoire – est supprimée « définitivement », conformément à la recommandation de l’Assemblée provinciale.
Ce bras de fer met en lumière les résistances internes qui freinent la mise en œuvre des décisions de l’État. Cependant, pour les usagers de la route, la détermination des autorités est porteuse d’espoir. « Nous remercions le Gouverneur Mukendi Bukasa pour cette décision qui nous libère des tracasseries », a confié un conducteur de moto.
À travers ce geste, le gouvernement provincial du Kasaï envoie un signal fort : aucun abus policier ne sera toléré, et la circulation des citoyens doit se faire sans entraves ni extorsions.
Sylvain Fizé Mukadi
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