
Lors d’un briefing de presse conjoint tenu le mardi 2 septembre avec le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, le Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemin Shabani Lukoo, a vivement réagi aux récentes déclarations de l’ancien président Joseph Kabila Kabange.
Ce dernier avait dénoncé un prétendu blocage, par le gouvernement en place, de toute initiative visant à instaurer un dialogue entre Congolais pour résoudre la crise persistante à l’Est du pays. En réponse, Jacquemin Shabani a fustigé cette prise de position, affirmant que Joseph Kabila n’était pas en position de prôner le dialogue, lui qui serait, selon lui, impliqué dans la déstabilisation de la République.
« L’ancien président Joseph Kabila ne peut pas aujourd’hui accuser Kinshasa de ne pas favoriser le dialogue, alors qu’il a lui-même pris les armes contre la République, malgré les privilèges que lui conféraient les lois en tant qu’ancien chef de l’État. Ce n’est plus un débat », a-t-il déclaré.
Le ministre de l’Intérieur est allé plus loin, accusant ouvertement Joseph Kabila d’être l’un des principaux acteurs de l’insécurité dans l’Est du pays
« Toute personne sérieuse et bien informée sur la crise sécuritaire que traverse le peuple congolais sait qui en sont les instigateurs. Joseph Kabila joue un rôle majeur dans cette crise : il en est le chef de guerre. On ne peut pas réclamer un dialogue en prenant les armes, ni tuer des milliers de personnes et déplacer des millions de Congolais pour ensuite parler de paix. C’est une insulte à la nation », a-t-il martelé.
Pour rappel, le gouvernement congolais accuse régulièrement l’ancien président d’entretenir des liens avec le mouvement rebelle M23/AFC dirigé par Corneille Nangaa. Des accusations que Joseph Kabila nie depuis longtemps, mais qui lui ont valu d’être traduit devant la Haute Cour militaire.
Mardochée Kilolo Ntambue/ Correspondant
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