
Invité à s’exprimer sur les initiatives diplomatiques en cours pour résoudre la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a émis des réserves sur l’efficacité des processus actuels de Doha et Washington. Selon lui, ces démarches « n’ont pas changé grand-chose sur le terrain », soulignant l’urgence d’une approche plus globale et inclusive.
« Les efforts doivent être faits, et d’autres acteurs, notamment africains et européens, doivent être associés à cette démarche qui doit être globale », a affirmé M. Kamerhe dans une déclaration relayée sur son compte officiel X.
L’homme d’État congolais a toutefois salué l’implication sans équivoque de la diplomatie belge dans la défense des intérêts de la RDC, notamment face aux tensions persistantes avec le Rwanda. « Sans fioritures et sans ambiguïté, la Belgique a défendu la cause congolaise », a-t-il souligné, en référence aux récentes prises de position des autorités belges sur la situation dans la région des Grands Lacs.
Alors que la violence continue de frapper les provinces de l’Est, alimentée par la présence persistante de groupes armés et les tensions frontalières, Kinshasa multiplie les appels à une solidarité internationale accrue. Pour M. Kamerhe, la résolution de la crise exige une mobilisation au-delà des formats bilatéraux, avec un rôle plus affirmé de l’Union africaine, de l’Union européenne et des partenaires régionaux.
Serge KABULU
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